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Loi influenceurs 2023 (n° 2023-451) : ce qu'elle impose aux marques et agences

Depuis le 9 juin 2023, l'annonceur, l'agent et l'influenceur sont solidairement responsables des dommages causés aux consommateurs dans l'exécution d'un contrat d'influence commerciale. Ce que ça change concrètement pour les équipes marketing et conformité.

La responsabilité solidaire : ce que ça signifie pour l'annonceur

Avant la loi n° 2023-451, si un influenceur faisait une promotion trompeuse, la responsabilité reposait principalement sur lui. Depuis le 9 juin 2023, l'article 7 de la loi pose une solidarité entre l'influenceur, son agent et l'annonceur — c'est-à-dire la marque.

Concrètement : si un créateur YouTube que vous sponsorisez ne déclare pas le partenariat, fait des affirmations trompeuses sur votre produit, ou promeut des catégories encadrées sans les mentions requises, votre marque peut être tenue coresponsable des dommages causés aux consommateurs.

Article 7 de la loi n° 2023-451 : « L'annonceur est solidairement responsable avec l'influenceur des dommages causés à des tiers dans le cadre de l'exécution du contrat d'influence commerciale. » Cette solidarité s'applique même si l'annonceur ignorait le contenu exact du contenu publié.

Les catégories que la loi encadre spécifiquement

La loi liste les catégories de produits et services qui font l'objet de règles supplémentaires pour les contenus d'influence. Pour chacune, des mentions spécifiques, des interdictions ou des conditions particulières s'appliquent en plus de l'obligation générale de déclaration commerciale.

CatégorieContraintes spécifiques
Produits financiers et crypto-actifsObligation d'indiquer que les performances passées ne présagent pas des performances futures ; promotion interdite sans habilitation AMF/ACPR
Jeux d'argent en ligneLogo ANJ obligatoire, message de mise en garde addiction, réservé aux majeurs ; seuls les opérateurs agréés ANJ peuvent sponsoriser
Produits de santé et compléments alimentairesAllégations de santé encadrées par le règlement CE 1924/2006 ; toute promesse de guérison est interdite
Actes médicaux et esthétique médicalePublicité interdite pour les actes chirurgicaux et les injections (botox, fillers) depuis la loi 2023-451
Tabac, nicotine et vapotagePublicité interdite depuis la loi Évin ; étendue aux produits du vapotage depuis 2023
AlcoolLoi Évin : mentions de modération obligatoires ; interdiction aux mineurs ; zones géographiques limitées
Abonnements et offres cachéesPrix réel et conditions de résiliation obligatoires ; pas de faux « gratuit »

À retenir : Si un créateur que vous sponsorisez publie un contenu dans une de ces catégories sans les mentions requises, votre marque peut être exposée à une mise en demeure de la DGCCRF, une amende administrative jusqu'à 300 000 €, et une couverture médiatique négative.

Ce que la loi exige comme documentation

L'article 5 de la loi impose la formalisation du contrat d'influence commerciale par écrit lorsque la contrepartie dépasse un seuil. Ce contrat doit mentionner les droits et obligations de chaque partie, la nature des produits ou services promus, et les modalités de conformité aux obligations légales.

Les mentions obligatoires dans chaque contenu

Chaque contenu sponsorisé doit indiquer clairement et dès le début qu'il s'agit d'une collaboration commerciale. L'article 2 précise que la mention doit être « lisible, clairement identifiable et compréhensible par l'audience du contenu » — ni un hashtag noyé dans les mentions, ni une mention placée en fin de vidéo.

  • La mention doit apparaître dès le début du contenu vidéo
  • Elle doit nommer la marque ou le produit concerné
  • Elle ne peut pas se limiter à un hashtag comme #ad ou #publi sans précision
  • Pour les formats vidéo : présence simultanée à l'oral et à l'écran

Comment Unsaid aide à documenter la conformité

L'audit de créateur Unsaid lit toutes les vidéos publiques YouTube du créateur (jusqu'à 3 000) et produit un rapport imprimable sur un lien privé non indexé. Ce rapport couvre précisément les points que les équipes conformité et marketing doivent documenter avant signature.

  • Historique complet des partenariats commerciaux identifiés sur toutes ses vidéos
  • Vidéos dans les catégories encadrées par la loi 2023-451, avec le lien vers chacune
  • Partenariats sans mention visible (description, case YouTube) — à vérifier à l'oral
  • Affirmations non sourcées dans les vidéos analysées en détail, avec leur horodatage
  • Rapport imprimable, archivable dans votre dossier de diligence

L'audit ne remplace pas un avis juridique et ne constitue pas une preuve de conformité. Il documente ce qui est public et signale ce qui mérite vérification — les conclusions restent celles de votre équipe juridique.

Le premier audit est offert, sur un créateur de votre choix. Envoyez le nom de sa chaîne YouTube : vous recevez son audit dans la journée.

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